Le 2 septembre, à l’occasion du SIBCA au Grand Palais, s’est tenue la 3ᵉ édition du Sommet des Utilisateurs « Parlons Vrai », organisée conjointement par l’ADI, l’IEIF, l’IFPIMM, BearingPoint et le SIBCA.
Cette nouvelle édition de Parlons Vrai SIBCA 2026 était consacrée à la décarbonation du secteur immobilier et aux leviers permettant de transformer les ambitions environnementales en actions opérationnelles.
Parlons Vrai SIBCA 2026 : les nouveaux modèles économiques et de gouvernance
La séquence portée par l’ADI, intitulée « Les nouveaux modèles économiques et de gouvernance », a réuni :
- Jérôme Arnaud, Directeur immobilier de Renault ;
- Frédéric Ciuntu, Directeur immobilier du Groupe L’Oréal et Président de l’ADI ;
- Éric Houviez, Directeur de l’immobilier d’Orange ;
- Aurélia Simon, Directrice Générale Adjointe Immobilier d’Entreprise en charge du pôle Bureaux et Produits Mixtes de VINCI Immobilier ;
- Leslie Villatte, Directrice KAM de La Française REM.
Les échanges étaient modérés par Clément Boisset, Senior Manager chez BearingPoint.
Aligner les intérêts des bailleurs et des preneurs
La matinée a également permis de présenter les enseignements du groupe de travail mené par l’ADI et BearingPoint.
Un constat a guidé les réflexions : la décarbonation des bâtiments est freinée par le paradoxe Bailleur-Preneur, puisque celui qui investit ne capte pas toujours la valeur créée.
Les travaux ont ainsi fait émerger deux solutions : un nouveau modèle économique et une gouvernance environnementale renforcée.
Le principe directeur consiste à aligner les horizons, les intérêts, les indicateurs et les décisions afin de transformer les obligations environnementales en trajectoire partagée.
Performance environnementale et nouveau modèle économique
La première piste présentée porte sur un mécanisme de ROI partagé entre Bailleur et Preneur.
Parmi les propositions formulées : ajuster le loyer selon la performance environnementale réellement constatée de l’actif. Le loyer devient alors un signal de performance.
Cette approche vise notamment à aligner le prix avec la qualité réelle de l’actif et à inciter le Bailleur à faire correspondre la performance environnementale de son actif avec les attentes du Preneur.
Vers une gouvernance environnementale renforcée
La seconde piste concerne la mise en place d’une instance de pilotage de la performance environnementale.
L’objectif est de structurer le dialogue entre les acteurs autour d’une feuille de route Bailleur-Preneur et d’indicateurs partagés, depuis la négociation du bail jusqu’à sa révision ou son renouvellement.
Parmi les indicateurs proposés figurent notamment les consommations énergétiques, les émissions carbone, le taux de réemploi des matériaux, le taux de satisfaction des résidents ou encore la qualité de l’air.
Cette gouvernance doit permettre de passer d’échanges dispersés à un dialogue structuré autour des enjeux environnementaux.

