News Tank Cities_Tertiaire : les pistes des professionnels pour juguler « l’essoufflement du dispositif EET » (rapport)

Comment sont vécues les obligations du décret tertiaire depuis 2022, pourquoi l’administration ( DHUP et Ademe) doit-elle plus accompagner les professionnels et quels sont les leviers pour redonner du crédit au DEET , c’est la trame du rapport de la mission du Comité d’engagement pour la performance des bâtiments tertiaires, réalisé avec la FEI , l’Ifpeb , l’OID et l’ADI, présenté le 12/06/2026 à Paris.

« Nous voyons un essoufflement du DEET, visible dans les déclarations sur Operat , qui justifie notre travail d’inventaire. Le rapport doit donner des fruits et remobiliser », déclare Philippe Pelletier , président du Plan Bâtiment Durable, aux côtés de Jean-Éric Fournier ( FEI ) et Magali Saint-Donat (ADI).

Le DEET vise tout le parc tertiaire. « Mais il est calibré avec une vision trop centrée sur des immeubles de bureaux de grandes tailles », selon le rapport. Le tertiaire privé diffus est peu mobilisé. Parmi les assujettis (propriétaires et locataires), le rapport souligne une érosion du nombre des répondants : 214 000 déclarations en 2021 (630 millions de m 2 de surfaces associées), 184 000 en 2022 (546 millions) puis 162 000 en 2023 (485 millions). « Operat est au coeur des difficultés. La collecte des données est lourde, avec trop de sous-catégories, au détriment de l’analyse. Les valeurs par défaut sont discriminantes. Nous préconisons de faire d’Operat un outil de suivi du parc tertiaire et une source de benchmark fiable », déclare Jean-Éric Fournier.

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