Un lieu de travail bien desservi par les transports : si c’est essentiel pour les salariés, ces derniers sont aussi attachés à leur place de parking et leur bureau fermé. Autant d’éléments à prendre en compte pour choisir l’implantation d’une entreprise.
Les nouveaux défis pour séduire sociétés et salariés
Grâce à son escalier en bois clair suspendu au-dessus d’un atrium central très lumineux, et à ses bureaux électriques ou en position haute, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a estimé « exemplaire » dans le domaine de la lutte contre la sédentarité au travail le nouveau siège du géant de la chimie Arkema. Ce dernier a installé au printemps dernier ses 1 200 collaborateurs à La Défense (Hauts-de-Seine), sur 80 % de l’immeuble Lightwell, propriété d’Unibail Rodamco Westfield (URW). L’an prochain, ils seront rejoints par les 350 salariés de Nexans, fabricant français de câbles électriques. Réhabilité et livré fin 2024, le bâtiment sera ainsi plein et illustre un regain d’intérêt prometteur pour le quartier d’affaires.
« Il y a beaucoup de bashing autour de La Défense, qui concentre 10 % de l’offre de bureaux en Île-de-France. Quand l’utilisateur d’ une tour part et qu’elle se vide, cela fait beaucoup de bruit », constate Barbara Kiraly, déléguée générale de l’Association des directeurs immobiliers (ADI). Mais son attractivité augmente six fois plus que celle des autres territoires. «Ses atouts sont la vacance qui permet d’y loger une entreprise pour un loyer deux fois moins cher qu’à Paris intra-muros et son accessibilité», justifie-t-elle. 82% des dirigeants placent en effet la proximité des transports en commun en tête de leurs critères de choix pour une nouvelle implantation tertiaire, selon le dernier baromètre de l’ADI. Et 83% des salariés de bureau jugent cette proximité importante, selon une enquête Ipsos BVA pour Icade dévoilée début novembre. Sur ce sujet, employeurs et employés sont donc au diapason.
Article rédigé par Florence Hubin