La crise de la demande de bureaux touche également les métropoles régionales. Selon le panorama présenté par BNP Paribas Real Estate, le taux de vacance des immeubles de bureaux en régions atteint désormais 7 %, contre 6,1 % un an plus tôt, établissant un nouveau record.
Une situation qui s’inscrit dans la continuité des transformations engagées depuis la pandémie et de la généralisation du télétravail, qui permet aux employeurs de rationaliser les surfaces occupées par leurs équipes.
Des taux de vacance qui progressent dans les métropoles régionales
Parmi les huit principaux marchés régionaux analysés, Lyon affiche le taux de vacance le plus élevé, à 8,9%, devant Lille (7,7%), Bordeaux (7,4%) et Rennes (7,2%).
Suivent Nantes (6,4%), Montpellier (6,1%), Aix-Marseille (5,9%) et enfin Toulouse, qui affiche le taux le plus faible à 4,7%.
Au total, l’offre disponible atteint désormais 2,8 millions de m² dans les huit métropoles étudiées, soit une progression de 17 % par rapport à fin juin 2025. Autre indicateur de cette suroffre : un quart des surfaces qui ne trouvent pas preneur sont neuves.
Des entreprises qui réduisent leur empreinte immobilière
Depuis 2020, les entreprises, les collectivités et les opérateurs de l’État réduisent leur empreinte immobilière en misant notamment sur le flex office.
Une tendance également observée par l’Association des Directeurs Immobiliers (ADI). Selon son dernier sondage cité par Le Moniteur, un employeur sur deux anticipe une baisse de ses besoins en m² entre 2025 et 2029.
Cette réduction des surfaces permet notamment de diminuer le montant des loyers et peut offrir aux entreprises la possibilité de privilégier des implantations plus centrales, mieux desservies et disposant de davantage de commerces et de services.
Article rédigé par Cyril Peter