L’Association des Directeurs Immobiliers (ADI) est l’organisation professionnelle qui réunit les directeurs et responsables immobiliers des entreprises publiques et privées françaises. Nous comptons aujourd’hui plus de 420 adhérents, et représentons plus de 322 millions de mètres carrés en France et à l’international, soit le tiers du parc immobilier des entreprises situées en France.
Quelle est l’essence même de l’ADI ?
Nous en sommes convaincus, l’immobilier des entreprises est autant un levier de transformation pour une organisation qu’une création de valeur. Nous sommes une véritable vigie : l’ADI alerte les Directeurs Immobiliers, éclaire les évolutions économiques et juridiques, décrypte les secousses politiques et géopolitiques, susceptibles de redessiner les stratégies immobilières. A travers notre programmation événementielle et les travaux de nos commissions, nous faisons résolument le choix de croiser les regards et expertises.
Parce qu’il met l’immobilier au service de la performance de l’entreprise et des collaborateurs, le métier de directeur immobilier est difficile. Il est confronté à divers enjeux : des clients internes exigeants, des interlocuteurs de haut niveau (DRH, DAF, DSI…) et des enjeux divers, en fonction de l’objectif de l’entreprise, sur des classes d’actifs très variées – usine, laboratoire, bureau, plateforme logistique, commerce…. Enfin, le terrain de jeu peut être mondial, et se déployer aussi bien sur le territoire français qu’à l’international, ce qui implique de maîtriser les enjeux économiques, culturels et réglementaires de chaque territoire d’implantation. L’ADI se doit de les accompagner dans leurs problématiques aussi techniques que stratégiques !
Pourriez-vous présenter votre parcours ?
J’ai un parcours à la croisée du droit, de la finance et de l’opérationnel. J’ai commencé ma carrière comme avocat au barreau de Paris. Très vite, je me suis tourné vers l’immobilier, un domaine où je pouvais combiner analyse, structuration et action. J’ai d’abord évolué côté maîtrise d’ouvrage chez Vinci, puis dans le financement immobilier au Crédit Lyonnais, avant de rejoindre EY en conseil. Ces expériences m’ont permis de développer un profil hybride de « bâtisseur-financier », qui m’a conduit à créer et diriger pendant neuf ans la banque immobilière du Groupe ING.
En 2015, j’ai rejoint L’Oréal pour prendre la direction immobilière mondiale. Pendant près de dix ans, j’y ai structuré et piloté un patrimoine de 4,5 millions de m² dans 71 pays, en faisant de l’immobilier un véritable levier de performance financière et de transformation RSE pour le Groupe. Et depuis 2025, je suis très honoré de présider l’ADI et de porter la voix des utilisateurs.
Les bureaux vacants sont un signe d’une transformation urbaine et économique en cours. Parfois, la destruction de ces bâtiments peut offrir une réponse plus durable aux défis actuels.