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Association des directeurs immobiliers > A la Une > Urgence climatique et politique immobilière des entreprises

Urgence climatique et politique immobilière des entreprises

Le 7 décembre 2018, l’Association des directeurs de l’immobilier (ADI) a réuni, dans le cadre d’une conférence du cycle Conjoncture économique au SIMI, quatre experts pour interroger l’influence du changement climatique sur la politique immobilière des entreprises.

Constats et enjeux

Une dépendance et un potentiel
Le secteur du bâtiment est majeur dans la prise en compte de l’urgence climatique. Il est « très dépendant de l’énergie fossile avec 20 % des émissions de gaz à effet de serre et la moitié de l’énergie fossile est consommée par le logement ». Il représente aussi « un fort potentiel de réduction des consommations énergétiques », a rappelé Julie DAUNAY, manager chez Carbone 4. La politique immobilière est un élément clé pour faire face aux risques de montée des eaux, des canicules, des phénomènes de sols, etc. dans une dimension proactive. Une stratégie robuste et globale s’exprime par un double volet d’atténuation des émissions et d’adaptation du bâtiment.

Atténuer et adapter sur plusieurs échelles
Si l’objectif d’atténuation est plutôt bien intégré par les acteurs immobiliers dans leur plan d’action Climat, sous l’effet des recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), des obligations issues de la loi pour la transition énergétique et la croissance verte de 2015 (art. 173) et de la Stratégie nationale, Lois MOULAS, directeur de l’Observatoire de l’immobilier durable (OID), note que seulement « une foncière sur dix a adopté une stratégie d’adaptation ». L’enjeu est, selon lui, « de convaincre les décisionnaires du secteur de l’immobilier de se projeter en 2030 » dans une logique de résilience des bâtiments. Pour Jean-Éric FOURNIER, directeur du développement durable de COVIVIO, « les questions liées à l’écoconception, l’accessibilité, la circulation, la biodiversité et la gestion des réseaux se traitent sur plusieurs échelles, du bâtiment au territoire en passant par l’îlot, le quartier et la ville ».

Perspectives et actions

Un outil pratique à disposition
Pour alerter ses membres, autant des propriétaires que des utilisateurs d’immobilier, et parce que « le changement climatique est déjà là », explique Magali SAINT-DONAT, présidente de la commission Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de l’ADI, l’association a publié la plaquette « La résilience des bâtiments tertiaires » (disponible en ligne). « La résilience, c’est la capacité à rebondir pour repartir sur un fonctionnement normal après un choc climatique », précise-t-elle. Les trente-et-une pages tracent les pistes pour comprendre les dangers climatiques et leurs conséquences, analyser les risques et adapter tant les bâtiments que l’organisation de l’entreprise (transport et télétravail, aménagement des horaires, backup sécurisé).

Un cap à suivre via deux recommandations
Les démarches d’atténuation et d’adaptation soutenue par une direction immobilière sensibilisée à l’urgence climatique prennent en compte le cycle de vie du bâtiment. Elles se déploient de la conception de l’immeuble jusqu’à sa démolition, incluant construction bas-carbone, utilisation et éco-gestion.

Elles s’appuient en interne sur le personnel de l’entreprise qui peut être fédéré autour d’un projet d’entreprise répondant aux enjeux climatiques, et associent les différents métiers de la chaîne immobilière.

Alors que les assureurs versent près de 2 milliards d’euros d’indemnisation par an en moyenne au titre des catastrophes naturelles, la stratégie immobilière doit intégrer l’urgence climatique pour en minimiser les risques.